7 JOURS POUR LE 7ème ART
2016

C’était la 21ème édition qui se préparait à Colmar. Tous les jours depuis des semaines, je trainais sur le site pour voir si le programme était annoncé. J’avais tellement hâte, après les émotions de l’année dernière. Et puis le programme est sorti, et j’étais un peu déçue quand même… Déjà parce qu’avec le tournage de “La soif de vivre” j’avais l’intime et infime espoir que Claire soit présente, pour une avant-première, mais aussi parce que je n’y trouvais pas vraiment mon compte, à première vue (mis à part des rediffusions de films vraiment biens que j’avais malheureusement déjà vus, comme “Elles… Les filles du Plessis” ou “Comme les 5 doigts de la main”). Mais c’était sans compter cette ambiance qui m’est maintenant familière, et qui m’a finalement entraînée pour deux soirées colmariennes.

DIMANCHE :

Ça a donc commencé pour moi dimanche après-midi, pour revoir Francis. Il était là pour la projection de la pièce de théâtre “Une folie, dont il est le metteur en scène, et qui a été jouée au Théâtre Rive Gauche cet été.


Source : Theatres parisiens associes


Source : Theatres parisiens associes


Source : Theatres parisiens associes

« Le docteur Flache, célèbre psychiatre, est sur le point de quitter Paris pour prendre sa retraite dans le midi, laissant ses patients, son joli petit pavillon du XVIIIème et son infirmière… Mais c’est sans compter sur l’irruption soudaine de Jean-Louis, puis de la charmante Missia dans son bureau : chacun lui demandant d’examiner son conjoint, qu’il croit devenu fou… ».

La pièce, écrite par Sacha Guitry en 1938, ne m’a ni déplu, ni plu. Certains passages étaient peut être un peu longs pour moi. Peut être que s’il n’y avait pas eu Francis dans ce coup là, je n’y serai pas allée. Mais il faut aussi savoir s’ouvrir à des choses différentes. L’humour “d’époque” si j’ose dire, m’a perdu quelques fois, mais il n’en reste pas moins que pour le coup, Guitry était peut être un peu devin concernant le divorce. On se retrouve finalement à l’époque, avec un bon divorce des années 2000, vous voyez ? Celui où on se tappe dessus sans se toucher, où on appui sur des points sensibles pour rendre l’autre fou, où on se marie pour divorcer dans la foulée. On demande à autrui son avis sur notre relation, et il se retrouve au milieu du champ de bataille. Bref, on bon divorce qui fait la joie des avocats (#TeamJuriste). Amour, jalousie, tromperie, dans “Une folie” comme dans la vie, le divorce repose sur les mêmes bases. Finalement, seuls les mots changent. Plus soutenus dans la pièce, puisque d’époque, on savait s’insulter avec élégance à cette époque, avant la décadence de la langue française.

Bon, je dois quand même vous parler des acteurs, ou plutôt et surtout, de Lola Dewaere . Pour ceux qui ne voient pas qui est Lola, souvenez-vous (ou courrez regarder) de “Mince alors !“. Plus récemment, elle a eu le rôle de la policière dans “La vengeance aux yeux clairs”. Personnellement, je l’ai découverte dans “Mince alors !” et je l’avais adoré. Et là, je la vois dans un rôle diamétralement opposé (quoi que le divorce n’est pas loin non plus dans Mince alors !), où elle mène une cadence tout aussi folle que la pièce. On sent qu’elle est sûre d’elle, qu’elle en veut, qu’elle va gagner avant même d’avoir joué. Démarche de chef de troupe, regard de lionne, charisme naturel, et voix qui ne tremble pas. Insoumise, c’est ce qui l’a qualifie le plus ici. Elle est splendide. Bref, même si la pièce ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, Lola m’a scotchée, elle m’a bluffée tant elle était imprégnée par son rôle. Je ne l’a regarderai plus du tout du même œil, surtout s’il y a une suite à “La vengeance aux yeux clairs” avec le même casting, ce que j’espère au vu de la scandaleuse fin qui a été faite, mais je m’égare… (on ne fera jamais aussi bien que Zodiaque, Dolmen, le Maitre du Zodiaque ?).

Dans le même ordre d’idée, Olivier Lejeune, interprète du psychiatre, était lui aussi imprégné par son rôle. Il a une vraie de vraie tête de psy, et aura de longs moments à jouer presque seul. Un rôle difficile, qu’il portera avec détermination et sans faille. Chapeau.

Au-delà de la pièce, j’ai surtout été contente d’être accompagnée d’une de mes fidèle acolyte, ma Stefou, mon paparazzi ❤️ et d’avoir pu revoir et discuter un peu avec Francis. Un instant rien qu’à nous, pris en photo par Arnaud Kieffer (à qui je présente mes excuses pour le copyright disparu, disparu après étalonnage de l’objectif sur LR…). C’était un joli moment, simple, plein de tendresse, comme je les aime.

Je crois que vous savez déjà suffisamment ce que je pense de lui, je crois que je n’ai pas besoin de rappeler à quel point je l’admire. Son charisme, sa gentillesse, sa disponibilité, sa manière de parler. On a plaisir à l’écouter, on est captivé. Il parle bien, il parle juste, utile et se défend. Et puis il a énormément de choses à raconter surtout. J’aimerais pouvoir monter à Paris dans les prochaines semaines pour aller l’applaudir (encore) pour “A gauche, à droite“, mais ce n’est pas le moment pour moi… alors il faudra attendre une date haut-rhinoise pour “Avanti !“, impatiemment. La patience est une vertu, n’est ce pas ? ?

Ce même jour, je me suis retrouvée à la projection de “Un homme d’état”, téléfilm diffusé durant l’euro de foot, ce qui a limité son succès. Et pourtant, bien que pas toujours simple à comprendre, le film aurait mérité une plus grande attention. L’histoire est plus que jamais d’actualité : “à quelques semaines de l’élection présidentielle, le Président de la République sortant, Jean-François Vanier, est au plus bas dans les sondages. Chef de file du plus puissant parti de gouvernement, il cherche une planche de salut. Si pour lui, les voix de l’extrême droite sont une option, il tente aussi d’aller voir à gauche et essaye de rallier à lui Robert Bergman, homme de gauche et figure emblématique de la vie politique française, qui s’est retiré dans un petit village du Gers“. Pierre Santini était présent, bien que convalescent, et ça, ça fait toujours plaisir. J’ai finalement apprécié ce film, qui nous emmène aux prochaines élections présidentielles, avec les alliances à venir.

 

LUNDI :

Lundi, deux films intéressant se présentaient : “Le petit locataire” ou “La folle histoire de Max et Léon“. La vague de la jeunesse et la venue du Palmashow a eu raison de notre choix, et nous nous sommes tournés vers Max et Léon. Alors personnellement, le Palmashow, ça me parlait pour Very bad blagues, c’est tout. Pour combien je ferais 1h de route pour aller voir une avant-première d’un film de deux youtubeurs qui entrent dans la cour des grands, avec des amis fantastiques et des conneries à grignoter en guise de repas ? Pour rien, parce qu’on passe un bon moment, c’est tout.

Le film ne pourra pas plaire à tout le monde, c’est certain. Mais la génération Palmashow a de beaux jours devant elle, et saura apprécier l’humour et l’audace des deux amis d’enfance, qui signent un film où il fait bon d’aller s’enfermer dans une salle obscure. Faire une comédie avec pour sujet central la guerre, “La 7ème compagnie” et autres “Papy fait de la résistance” ont dors et déjà réussis leur pari. À Max et Léon donc de s’imposer parmi ces films cultes qu’on nous ressert désormais chaque année, à la même période, sur les grandes chaînes de télévision.


Source : Allocine

Nul doute que “les aventures de Max et Léon, deux amis d’enfance fainéants et bringueurs, qui tentent par tous les moyens d’échapper à la Seconde Guerre mondiale” ne vont pas vous laisser indifférentes. Personnellement, j’ai ri du début à la fin, grâce à un enchaînement de boutades et répliques qui deviendront certainement cultes. Il faudra certainement regarder le film plusieurs fois pour s’imprégner de tous ses aspects comiques se cachant autant dans les personnages que dans le décors.


Source : Allocine

Le scénario tient la route : on a une histoire logique, sans grosse bourde. Le challenge des garçons était de passer du format YouTube au format film. Le choix du thème, l’écriture du film… sont des travaux complètement différents de YouTube, beaucoup plus longs, plus réfléchis, qui ont mis plusieurs années à sortir de terre. Est-ce que le risque est payant ? Ici, oui. Parce qu’à aucun moment on ne s’ennuie, et que des têtes connues viennent compléter le casting pour de petites apparitions qui font plaisir. Parce qu’il y a beaucoup de clin d’œils à d’autres films cultes (comme “Rabbi Jacob” pour ne citer que lui) qui nous ferons sourire. Parce que Max et Léon ont au moins réussis une mission, la plus importante : nous divertir !


Source : Allocine

C’était mon dernier soir au festival. Je regrette de ne pas avoir été à plus de séances, et que celle-ci n’ait pas été ancrée de l’esprit et l’ambiance si particulière du festival, que j’aime tant. Il s’agissait en fait d’une avant-première, avec présentation de début par le Palmashow. Il n’en est pas moins que le film était “nice” (ceux qui ont vu le film comprendront), et c’est tout ce qui compte.


Source : Allocine

Mon avis : ☆☆☆☆☆ À voir et à revoir

Avis de la presse : ☆☆☆☆☆

Avis des spectateurs : ☆☆☆☆

Merci ma Stefou de m’avoir accompagné à ces séances, de m’avoir (encore) fait confiance. Tu sais déjà tout… ❤️

Bisoute

Posté le 16/11/2016


'ON FAIT COUCOU
LES P'TITS GARS'

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