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    C’EST BEAU LA VIE QUAND ON Y PENSE
    de GÉRARD JUGNOT

J’AI TESTÉ POUR VOUS…#17
C’EST BEAU LA VIE QUAND ON Y PENSE
de GÉRARD JUGNOT

Loïc Le Tallec ne s’est jamais vraiment occupé de son fils. Quand ce dernier disparaît dans un accident de la route, Loïc est dévasté. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Il va tomber sur Hugo, un jeune que ce cœur tout neuf rend totalement déraisonnable et incontrôlable. Leur rencontre promet d’être explosive.

Quand je vous ai dit que le mois de mars était riche de tout, je n’ai pas exagéré, puisque les concerts se sont suivis de théâtre (soon), et d’une avant-première. Une avant-première, et pas des moindres : C’est beau la vie quand on y pense, le 11ème film de Gérard Jugnot.

Source : Allocine

Gérard parle ici d’un sujet sensible, limite tabou, celui du don d’organe. Un sujet grave, certes, mais abordé sans que ça ne soit omniprésent (si on enlève le fait que le transplanté et le père du donneur ne seraient probablement jamais rencontrés dans un contexte normal). Soit, il s’agit ici ni plus ni moins d’une belle histoire entre un garçon un peu perdu, et un père qui vient de perdre son fils, avec qui il n’a jamais pu construire de vraie relation. On oscille entre la mélancolie et la comédie, justement dosées.

J’ai retrouvé ici un Gérard Jugnot très touchant, qui a du mal à ouvrir son cœur alors son fils vient de donner le sien (le cœur, l’organe qui représente justement la vie et l’amour). Et c’est celui qui reçoit le cœur de son fils, interprété par François Deblock, qui va lui redonner le goût de vivre et oser vivre sans remords ni regrets. Puis Hugo va apprendre la vraie vie, celle qu’il n’a jusqu’à présent pas pu vivre, des excès de jeunesse jusqu’à l’amour.

Source : Allocine

Avec sa carrure de jeune et grand maigrichon avec une allure fragile et des cheveux qui partent dans tous les sens, François Deblock portait clairement le rôle d’Hugo sur lui. Un petit contraste avec Loïc, plus petit, plus rond, moins chevelu (plus Gérard quoi)… Une attitude de petit con du Sud face à des conseils de “vieux-con” de Bretagne. Un sacré duo, qui tient la route et se complète. Ils sont bons tous les deux. La jeunesse apporte l’humour, l’âge apporte la raison, sans pour autant tomber dans les clichés du donneur de leçons.

Source : Allocine

En personnages secondaires, je découvre Isabelle Mergault. Enfin je découvre… Évidement que je la connaissais, mais elle est très peu présente sur grand écran. Rare à l’écran comme actrice, je l’ai trouvé très douce, très bien dans son rôle. C’est en cela que je la découvre/redécouvre. Là pour épauler Loïc dans son deuil et sa vie, elle va le mettre face à ses responsabilités et le recadrer au besoin.

Source : Allocine

Source : Allocine

Le décor du film est planté en Bretagne. Haaaaa la Bretagne… Comment vous dire que de voir ce film m’a redonné une folle envie de retourner voir ses paysages de rêve ? J’ai cru reconnaitre Cancale, sans certitude, mais quoi qu’il en soit, les paysages à la fois grisonnants, pluvieux et ensoleillés donnent une dimension vraiment mélanco-dynamique au film. Bref, la Bretagne, ça vous gagne. Clairement, la même histoire dans le Centre, ça aurait eu moins d’impact je trouve, sauf à tourner les choses autrement.

On s’attend forcément à la fin, celle qui est bien sur jolie, où tout le monde est réconcilié et heureux. Alors oui, on devine le fil des choses, et le fait est que c’est interdit de retrouver le bénéficiaire d’un don d’organe, mais il n’en reste pas moins que j’ai a-do-ré ce film et qu’il fera à coup sûr parti de ma DVDthèque.

Pourquoi j’ai tant apprécié ce film ? Je ne saurais trop m’expliquer, mais c’est ma sensibilité. J’ai trouvé l’humour justement calé par rapport au sujet de forme, sur un fond de relation père/pastoutàfaitfils touchant. Je vous conseille donc de vous faire votre propre idée, sans vous fier aux critiques parfois un peu vives et pas forcément méritées à mon sens. Moi j’ai envie de dire BRAVO à Gérard, parce qu’il signe une jolie comédie dramatique qui se regarde aussi bien que d’autres, et que j’aurais plaisir à revoir.

Et puis il y a cette ambiance particulière des avants-premières, que j’affectionne tant. Je crois qu’à partir du moment où on y goûte, on ne peut plus s’en passer. J’ai toujours un plaisir fou à monter à Strasbourg pour la soirée, même si ça me fait 2h de route. J’ai toujours cette curiosité de voir le réalisateur, de comprendre le pourquoi du film. Gérard nous explique ce soir là que les comédies partent toujours d’une situation plutôt dramatique, et répond volontiers aux interrogations posées (même les plus cons… question d’habitude… Stefou, Cindy et moi, on est rodées). Le film aura aussi comme petit secret, quelques clins d’œil aux Bronzés. Et le Bronzé que nous avons face à nous a de l’humour. On passe un moment vraiment agréable, avant que Gérard ne se plie au jeu des selfies ; ce n’est pas toujours le cas, alors pour ça, MERCI à lui (et aux organisateurs de l’UGC de ne pas le faire partir en 2/2 après les questions).

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Source : Allocine

Mon avis : ☆☆☆☆☆ À voir et à revoir

Avis de la presse : ☆☆☆☆☆

Avis des spectateurs : ☆☆☆☆☆

Biseàtous

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Posté le 08/05/2017


'ON FAIT COUCOU
LES P'TITS GARS'

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